Une croisière aux Galápagos est-elle durable ? L’impact environnemental

Résumé rapide
Une croisière aux Galápagos est l’une des expériences touristiques les plus réglementées au monde sur le plan environnemental, mais elle n’est pas sans impact. Le GNPD applique des règles strictes sur chaque site : sentiers balisés uniquement, distance minimale de 2 mètres avec la faune, interdiction des flashs, crème solaire respectueuse des récifs uniquement, pas de plastique à usage unique et groupes limités à 16 personnes. Les 200 $ de frais de parc financent directement la conservation. La tension environnementale la plus honnête concerne le vol long-courrier vers l’Équateur, qui représente le coût carbone le plus élevé du voyage. Au sein de l’archipel, le format croisière est significativement plus respectueux de l’écosystème que le tourisme terrestre indépendant, car la gestion des déchets à bord, les contrôles de biosécurité et la supervision des guides naturalistes réduisent les risques d’espèces invasives et l’impact humain direct. Parmi les opérateurs, Ecoventura affiche le bilan de durabilité le plus ancien et le mieux documenté : première certification Smart Voyager en 2000, neutralité carbone depuis 2006, plus de 50 % d’aliments locaux, projets de reforestation à Santa Cruz. Celebrity Flora mène la flotte en matière de pratiques de durabilité marine et d’élimination des plastiques à usage unique.
Fait partie de notre guide de planification de croisière aux Galápagos. Prêt à choisir un navire ? Consultez les croisière aux Galápagos par prix, taille et catégorie. Vous souhaitez d’abord établir un budget ? Lisez combien coûte une croisière aux Galápagos.
Règles environnementales du GNPD que chaque visiteur en croisière aux Galápagos doit respecter
| Règle | Pourquoi cette règle existe |
|---|---|
| Restez sur les sentiers balisés uniquement | Évite le piétinement des sites de nidification et de la végétation endémique. Les sentiers sont aménagés pour maximiser l’accès à la faune tout en minimisant les perturbations écologiques. |
| Maintenir une distance de 2 mètres (6 feet) avec toute la faune | Protège les animaux du stress et des perturbations comportementales. La règle s’applique même si la faune s’approche de vous : reculez plutôt que de permettre un contact. |
| Interdiction de la photographie au flash sur tous les sites de visite | Le flash perturbe les oiseaux marins nicheurs et augmente les hormones de stress chez les iguanes marins. Appliqué sur tous les sites du GNPD par les guides naturalistes. |
| Crème solaire respectueuse des récifs uniquement (oxyde de zinc ou dioxyde de titane) | Les crèmes solaires chimiques (oxybénzone, octinoxate) blanchissent les coraux et nuisent aux invertébrés marins. Le GNPD a interdit ces ingrédients sur l’ensemble de la flotte. Introduit en mars 2024. |
| Aucun plastique à usage unique | L’archipel a interdit les sacs en plastique à usage unique en 2015 et le polystyrène en 2018. Les navires doivent se conformer. La plupart des navires de qualité fournissent des gourdes métalliques réutilisables. |
| Maximum 16 visiteurs par groupe sur chaque site | Limite les perturbations sonores et physiques sur les sites visités. Les navires de luxe et de première classe fonctionnent généralement avec des groupes de 8 à 12 personnes, en dessous du maximum. |
| Aucune nourriture, plante ou animal introduit sur les îles | Les espèces invasives représentent la plus grande menace pour la biodiversité des Galápagos. Des contrôles de biosécurité stricts dans les aéroports équatoriens vérifient tous les bagages avant le vol intérieur. |
| Horaires du parc strictement de 6 h à 18 h | Protège les espèces nocturnes et crépusculaires. Aucun accès aux sites après 18 h, sauf pour la plongée de nuit autorisée sous autorisation spécifique du GNPD. |
Règles appliquées par des guides naturalistes certifiés par le GNPD sur chaque croisière. Les infractions peuvent entraîner l’exclusion des sites. Vérifié en septembre 2026.
Une croisière aux Galápagos est-elle respectueuse de l’environnement ?
Une croisière aux Galápagos est l’une des expériences touristiques les plus réglementées au monde, fonctionnant dans le cadre d’un parc national plus restrictif que la plupart des autres destinations de faune sauvage. Au sein de l’archipel, le format croisière est largement considéré comme plus respectueux de l’environnement que le tourisme terrestre indépendant. Le coût environnemental le plus honnête du voyage reste le vol long-courrier vers l’Équateur, qui génère l’empreinte carbone la plus importante de l’ensemble du séjour. Dans ces limites, l’opérateur et le navire que vous choisissez influencent significativement votre impact environnemental.
Le cadre de gouvernance du parc national des Galápagos constitue le point de départ de toute évaluation environnementale honnête. L’archipel est un site du patrimoine mondial de l’UNESCO et réserve de biosphère, et 97 % de sa superficie terrestre est protégée en tant que parc national. Chaque navire proposant des itinéraires de croisière doit détenir un permis GNPD valide, embarquer un guide naturaliste agréé pour chaque excursion, suivre des itinéraires approuvés, respecter les règles de visite sur chaque site et réussir les contrôles de biosécurité. Aucune autre destination de faune sauvage au monde n’applique ce niveau de gestion systématique des visiteurs. Résultat : un écosystème qui, malgré plus de 340 000 visiteurs par an, a préservé la plupart de ses populations d’espèces endémiques et continue de progresser sur les principaux indicateurs de conservation.
Le vol vers l’Équateur est la réalité environnementale que toute écriture de voyage responsable ne peut ignorer. Un vol aller-retour Londres-Quito génère environ 2,5 à 3 tonnes de CO2 par passager. Depuis New York, ce chiffre est d’environ 0,9 à 1,2 tonne. Ce sont des émissions réelles, avec des conséquences climatiques bien réelles. L’argument honnête pour effectuer ce voyage n’est pas que le vol soit neutre pour l’environnement, mais que les 200 $ de frais de parc, l’activité économique générée pour les communautés galapaguenas locales et le financement direct de la conservation via la gestion du parc contribuent à protéger un écosystème dont la valeur écologique est de plusieurs ordres de grandeur supérieure au coût des émissions. C’est un choix que chaque voyageur doit faire. Les informations pour le prendre doivent être honnêtes.
Choisir un opérateur doté de références avérées en matière de durabilité est l’action environnementale la plus efficace qu’un voyageur aux Galápagos puisse entreprendre, au-delà du respect des règles du PNG. Nous ne recommandons que des opérateurs répondant à un seuil de durabilité. Remplissez ce court formulaire et nous inclurons leurs références environnementales parmi les autres informations de comparaison des navires que nous fournissons.
Quelles sont les règles environnementales que chaque croisière aux Galápagos doit respecter ?

Le PNG applique 14 règles pour les visiteurs sur tous les sites, valables pour chaque passager de croisière, quelle que soit la catégorie du navire ou l’opérateur. Les plus importantes sur le plan environnemental sont l’interdiction de quitter les sentiers balisés (les sites touristiques disposent de chemins délimités ; toute sortie hors sentier est interdite), la distance minimale à respecter avec la faune (2 mètres, même si les animaux s’approchent), l’interdiction des flashs photographiques, l’obligation d’utiliser une crème solaire respectueuse des récifs (uniquement à base d’oxyde de zinc ou de dioxyde de titane, en vigueur depuis mars 2024), l’interdiction des plastiques à usage unique (dans tout l’archipel depuis 2015 pour les sacs, et depuis 2018 pour le polystyrène) et la limite de 16 visiteurs par guide naturaliste.
La règle concernant la crème solaire mérite une attention particulière, car elle a été intégrée aux réglementations du PNG en mars 2024 et reste méconnue des voyageurs ayant préparé leur séjour avant cette date. Les crèmes solaires chimiques contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate ont prouvé leur rôle dans le blanchiment des coraux, l’inhibition du développement des larves de corail et les dommages causés aux invertébrés marins, y compris aux concombres de mer, qui jouent un rôle clé dans la santé des récifs. Les crèmes minérales à base d’oxyde de zinc ou de dioxyde de titane offrent une protection UV équivalente, sans ces effets néfastes. La plupart des navires de qualité fournissent désormais une crème solaire respectueuse des récifs aux passagers qui n’en ont pas ; ce n’est pas toujours le cas pour les navires économiques. Apportez la vôtre pour éviter toute incertitude.
Le contrôle de biosécurité dans les aéroports équatoriens (Quito et Guayaquil) avant le vol intérieur vers les Galápagos est l’un des mécanismes de protection environnementale les plus sous-estimés de l’expérience de croisière. Des agents formés inspectent tous les bagages à la recherche de nourriture, de terre, de matériel végétal ou d’organismes vivants pouvant introduire des espèces invasives dans l’archipel. Les espèces invasives, et non le tourisme, représentent la menace principale pour la biodiversité des Galápagos. Rats, chèvres, chats et plantes invasives ont déjà provoqué des extinctions locales sur plusieurs îles ; le poste de contrôle de biosécurité constitue la première ligne de défense écologique. Le respect de cette procédure n’est pas facultatif et l’inspection est rigoureuse. Déclarez tout objet suspect : les agents sont davantage intéressés par la prévention de l’introduction d’espèces que par la sanction des voyageurs qui signalent leurs doutes.
Vous souhaitez connaître les règles du parc avant que votre guide naturaliste ne doive vous corriger devant le groupe ? Notre guide sur les règles du parc national des Galápagos pour les passagers de croisière couvre tout ce qu’il faut savoir avant votre premier débarquement.
Quel est l’impact du tourisme de croisière sur l’écosystème des Galápagos ?

L’impact environnemental du tourisme de croisière aux Galápagos est effectivement inférieur à celui d’un nombre équivalent de visiteurs en tourisme terrestre, principalement parce que le format de la croisière maintient les passagers sous surveillance, sur des sentiers définis, dans des sites gérés, pour des durées contrôlées, avec les déchets contenus et traités à bord. Les points de pression environnementale concernent la consommation de carburant des navires (la plupart de la flotte fonctionne au diesel), les dommages causés par les ancres à certains sites, les perturbations sonores cumulatives générées par le trafic maritime dans la réserve marine, ainsi que le risque résiduel d’introduction d’espèces invasives, que les protocoles de biosécurité atténuent sans pouvoir l’éliminer totalement.
La comparaison entre le tourisme de croisière et le tourisme terrestre est pertinente, car il n’est pas évident de déterminer, a priori, lequel a l’impact environnemental le plus marqué. Une croisière brûlant du diesel pendant 8 jours peut sembler plus polluante qu’un voyageur séjournant dans un hôtel à Puerto Ayora. Pourtant, les rencontres avec la faune des passagers de croisière sont encadrées et contrôlées ; le touriste terrestre à Puerto Ayora, se déplaçant de manière autonome vers les sites, prenant des taxis aquatiques pour rejoindre plusieurs îles et interagissant de façon moins structurée avec l’écosystème, est plus difficile à gérer à grande échelle. Le rapport de gestion du tourisme de la Fondation Charles Darwin, publié en 2025, identifie d’ailleurs les visiteurs terrestres comme un défi croissant en matière de gestion, précisément parce que leur comportement est moins prévisible et leur respect des règles de biosécurité plus difficile à faire appliquer.
La consommation de carburant représente le coût environnemental le plus important des opérations de croisière dans l’archipel. La majorité de la flotte des Galápagos fonctionne au diesel. Le navire Eric d’Ecoventura a été le premier à installer des panneaux solaires et des générateurs éoliens, une configuration hybride qui a réduit, sans supprimer, la dépendance au carburant. La transition vers des systèmes de propulsion à faible émission pour l’ensemble de la flotte est progressive et coûteuse. Les navires électriques ou hybrides adaptés aux trajets de nuit exigés par les itinéraires de 7 à 8 jours aux Galápagos n’existent pas encore à l’échelle nécessaire. La trajectoire d’amélioration de la flotte est positive, mais la situation actuelle reste majoritairement basée sur le diesel.
Les pratiques spécifiques de durabilité de chaque navire que nous recommandons font partie des informations que nous fournissons avec le devis de croisière. Nous ne recommandons pas les opérateurs ayant fait l’objet de manquements avérés en matière de conformité environnementale. Contactez-nous ici et demandez expressément des précisions sur les références en durabilité lorsque vous sollicitez un devis ; nous y répondrons directement.
Quels opérateurs de croisière aux Galápagos affichent les meilleures références en matière de durabilité ?

Ecoventura affiche le bilan environnemental le plus documenté et le plus ancien de la flotte des Galápagos. L’opérateur a obtenu la première certification écologique Smart Voyager (développée par Rainforest Alliance) en 2000, est devenu la première opération neutre en carbone aux Galápagos en 2006 grâce à des compensations vérifiées, s’approvisionne à plus de 50 % en produits locaux auprès de producteurs des Galápagos, a planté plus de 1 100 arbres endémiques à Santa Cruz dans le cadre d’un projet de reforestation en altitude, a éliminé les bouteilles en plastique à usage unique sur toute sa flotte d’ici 2018, et s’est associé au WWF pour créer le Fonds pour la biodiversité marine des Galápagos, qui a permis de collecter plus de $400 000. Celebrity Flora mène la flotte en matière d’élimination du plastique à usage unique et dispose d’un programme documenté de reforestation d’arbres Scalesia.
La certification Smart Voyager est la norme de durabilité tierce la plus exigeante spécifique à la flotte des Galápagos, élaborée par Rainforest Alliance et l’organisation équatorienne Corporacion de Conservacion y Desarrollo. Elle couvre la gestion des déchets, la manipulation du carburant, la formation de l’équipage, la conservation de l’eau, l’approvisionnement local et les normes d’interaction avec la faune. Ecoventura la détient sans interruption depuis 2000 ; parmi les autres opérateurs certifiés figurent Metropolitan Touring (HX Santa Cruz II) et plusieurs navires de gamme moyenne. La présence de la certification Smart Voyager sur un navire est un signal significatif ; son absence n’indique pas un non-respect des règles du GNPD, mais révèle un engagement volontaire moins marqué au-delà du minimum réglementaire.
Lindblad Expeditions, qui exploite les navires National Geographic Endeavour II et Islander II aux Galápagos, s’engage à l’échelle de sa flotte en faveur du Fonds Lindblad-National Geographic, qui a alloué plus de $20 millions à des programmes de conservation dans le monde depuis 1997. Ses contributions spécifiques aux Galápagos incluent le soutien à des programmes de recherche à la Charles Darwin Research Station. Le partenariat avec National Geographic apporte une dimension scientifique et éducative à son engagement en faveur de la conservation, qui diffère de l’approche plus opérationnelle d’Ecoventura. Les deux démarches sont authentiques et documentées : elles privilégient simplement des aspects différents de l’impact environnemental.
Nous détaillons la certification Smart Voyager dans un article complet si vous souhaitez savoir exactement ce que couvrent les normes, quels opérateurs la détiennent et comment elle se traduit par une expérience plus responsable sur l’eau.
Que peuvent faire les voyageurs pour réduire leur impact environnemental ?

Voici les cinq actions les plus efficaces pour les voyageurs souhaitant réduire leur impact environnemental lors d’une croisière aux Galápagos : apporter une crème solaire respectueuse des récifs (à base d’oxyde de zinc ou de dioxyde de titane) plutôt que de compter sur celle fournie par le navire ; emporter une gourde réutilisable (la plupart des navires de qualité proposent de l’eau purifiée par osmose inverse à bord) ; rester strictement sur les sentiers balisés et respecter la distance de 2 mètres avec la faune, même si d’autres voyageurs de votre groupe ne le font pas ; se soumettre intégralement aux contrôles de biosécurité à l’aéroport sans tenter d’introduire des aliments ou matières organiques interdits ; enfin, choisir un opérateur aux références environnementales documentées plutôt que de se tourner systématiquement vers l’option la moins chère.
La question des compensations carbone mérite d’être abordée directement. Prendre l’avion pour l’Équateur génère des émissions réelles que les achats de compensations ne suppriment pas, mais peuvent équilibrer par des réductions équivalentes ailleurs. La plupart des grandes compagnies aériennes proposent des programmes de compensation lors de la réservation. Myclimate, Gold Standard et Cool Effect sont les programmes indépendants les plus crédibles pour les voyageurs qui préfèrent acheter séparément. Ecoventura prend en charge l’intégralité du coût des compensations carbone pour les opérations de sa flotte, sans exiger des passagers qu’ils y souscrivent. Choisir Ecoventura signifie que les émissions opérationnelles du navire sont compensées ; cela ne couvre pas les émissions liées au vol, qui restent de la responsabilité du voyageur s’il souhaite les compenser indépendamment.
Emporter une gourde réutilisable est l’action environnementale quotidienne la plus pratique à bord. L’archipel des Galápagos a interdit les sacs en plastique à usage unique en 2015 et le polystyrène en 2018. La plupart des navires de qualité fournissent aux passagers une gourde métallique réutilisable à l’embarquement. Les systèmes de purification d’eau par osmose inverse à bord rendent l’eau du navire potable, éliminant tout besoin pratique de bouteilles en plastique à usage unique. À terre, à Santa Cruz et San Cristobal, des stations de remplissage sont disponibles à Puerto Ayora et Puerto Baquerizo Moreno. Refuser les boissons conditionnées en plastique dans les restaurants en bord de mer constitue une contribution modeste mais significative aux efforts de réduction du plastique de l’archipel.
Quel est l’impact environnemental du tourisme en croisière par rapport au tourisme terrestre aux Galápagos ?

Le tourisme en croisière aux Galápagos est généralement considéré comme moins perturbant écologiquement que le tourisme terrestre indépendant pour un nombre comparable de visiteurs, principalement parce que le format croisière maintient les visiteurs sous supervision, sur des visites programmées dans des sites gérés, avec les déchets contenus à bord. Les visiteurs en séjour terrestre qui se déplacent de manière autonome vers plusieurs îles, utilisent des taxis aquatiques et effectuent des visites non structurées sont plus difficiles à encadrer dans le cadre de gestion de l’impact des visiteurs du GNPD. Le rapport 2025 de la Charles Darwin Foundation sur la gestion du tourisme a identifié la gestion des visiteurs indépendants comme un défi croissant, le tourisme terrestre ayant progressé plus rapidement que le tourisme en croisière ces dernières années.
| Critère | Tourisme en croisière | Tourisme terrestre |
|---|---|---|
| Supervision des interactions avec la faune | Toutes les excursions sont encadrées par un guide naturaliste certifié par le GNPD. Le comportement est surveillé en continu sur les sites visités. | Guide obligatoire sur les principaux sites ; certains déplacements autonomes dans les zones habitées. Supervision moins systématique. |
| Risque de biosécurité | Contrôle de biosécurité à l’aéroport plus gestion à bord. Alimentation approvisionnée par des canaux contrôlés. Risque réduit d’introduction d’espèces invasives. | Le contrôle de biosécurité à l’aéroport s’applique, mais les déplacements indépendants entre les îles après l’arrivée, via les ferries publics, augmentent le risque de transfert d’espèces entre les îles. |
| Gestion des déchets | Tous les déchets sont contenus et gérés à bord. Ils sont ramenés sur le continent pour élimination. Les eaux usées sont traitées à bord. | Les déchets des hôtels et restaurants sont acheminés vers les infrastructures municipales limitées des îles, déjà sous pression. |
| Empreinte carbone dans l’archipel | Consommation de carburant diesel des navires pour les trajets. Aucun vol inter-îles nécessaire. | Consommation de carburant des navires plus faible, mais peut nécessiter un bateau-taxi ou un vol inter-îles pour couvrir toutes les îles. La gestion de l’énergie des hôtels est moins stricte que celle des systèmes des navires. |
| Contribution au financement de la conservation | Frais de parc ($200) plus les contributions directes de certains opérateurs à la conservation et les compensations carbone. | Frais de parc ($200) pour les visiteurs des sites du parc national. Certains dons des opérateurs. Aucune compensation carbone équivalente au niveau de la flotte en général. |
Vérifié en septembre 2026. Sources : Fondation Charles Darwin, Galapagos Conservancy, GNPD.
Visiter les Galápagos est-il éthique ?

Oui, si vous passez par un opérateur autorisé respectant les règles du GNPD, avec un guide naturaliste agréé, et en vous conformant à toutes les réglementations pour les visiteurs. L’argument éthique en faveur d’une visite repose sur trois piliers : les $200 de frais de parc financent directement la gestion de la conservation de l’un des écosystèmes les plus importants au monde ; la valeur économique du tourisme pour les communautés galapaguènes crée une base locale qui rend la conservation politiquement viable ; et l’expérience directe des Galápagos transforme systématiquement les visiteurs en défenseurs de la conservation à vie. La tension éthique réside dans le vol, dont l’impact est réel et ne peut être justifié, mais peut être partiellement compensé.
L’argument du financement de la conservation est concret. Le budget de fonctionnement annuel du parc national des Galápagos est en grande partie couvert par les droits d’entrée. Avec environ 340 000 visiteurs par an payant chacun $200, le parc collecte environ $68 millions par an rien qu’en frais d’entrée. Ces fonds financent le corps des gardiens qui appliquent les règles pour les visiteurs, le programme d’inspection de la biosécurité, les programmes d’éradication des espèces invasives (l’élimination réussie des rongeurs invasifs sur plusieurs îles est une victoire récente pour la conservation), les programmes d’élevage et de réintroduction des tortues géantes, ainsi que l’infrastructure de suivi scientifique qui surveille l’état des espèces. Un monde où moins de personnes visiteraient les Galápagos ne serait pas forcément meilleur pour l’écosystème si cela entraînait une réduction du budget de conservation.
La dimension locale est tout aussi importante. Environ 33 000 personnes vivent en permanence aux Galápagos, principalement sur Santa Cruz et San Cristóbal. Le tourisme est leur principale activité économique. Une économie touristique viable et réglementée donne à la population locale un intérêt économique à la conservation ; sans cela, la pression pour exploiter les ressources de l’archipel à des fins de pêche, d’agriculture ou de développement augmenterait. Les familles qui travaillent comme guides naturalistes, équipages de navires, personnel hôtelier ou restaurateurs aux Galápagos constituent la base humaine de la conservation. Leur prospérité, permise par un tourisme responsable, est ce qui rend les règles du parc national politiquement applicables sur les îles.
Tous les navires que nous recommandons respectent les exigences environnementales du GNPD. Pour les voyageurs qui souhaitent aller plus loin, nous pouvons identifier les navires dotés de certifications tierces en matière de durabilité (Smart Voyager, statut neutre en carbone) et les opérateurs ayant des partenariats documentés avec des organismes de conservation. Envoyez-nous un message ici et précisez que les critères de durabilité sont une priorité, nous en tiendrons compte dans la comparaison que nous vous fournirons.
Vous ne savez pas quels opérateurs de croisière aux Galápagos contribuent réellement à la conservation, et lesquels se contentent d’utiliser le bon vocabulaire dans leur communication ? Voici une analyse claire sur la manière dont les opérateurs soutiennent la conservation dans l’archipel.
Ce que disent les voyageurs sur la durabilité aux Galápagos (nos données)
| Constat | % de mentions | Tendance |
|---|---|---|
| La visite des Galápagos a accru la sensibilisation à la conservation | 89% | Près de neuf voyageurs sur dix ont déclaré que leur visite aux Galápagos avait renforcé leur engagement envers les causes de conservation, la majorité citant les explications du guide naturaliste sur la vulnérabilité des espèces endémiques et les preuves tangibles de succès de la conservation (populations de tortues, végétation restaurée) comme principaux moteurs. |
| Utilisé de la crème solaire respectueuse des récifs | 61% | Environ trois voyageurs sur cinq sont arrivés avec de la crème solaire respectueuse des récifs. Parmi ceux qui n’en avaient pas, les deux tiers ont indiqué qu’ils ignoraient cette exigence avant le briefing du guide le premier jour de la croisière. Le manque d’information avant le départ est le problème. |
| Considéré les frais de parc comme un bon investissement pour la conservation | 94% | Une écrasante majorité des voyageurs ont estimé que les $200 de frais de parc représentaient un bon investissement une fois qu’ils ont compris que cet argent était directement alloué au budget de conservation du parc national. Parmi les voyageurs informés avant leur départ sur l’utilisation de ces frais, ce chiffre atteignait 98 %. |
| Compensé le carbone de leur vol après le voyage | 29% | Moins d’un tiers des voyageurs ont compensé les émissions de leur vol. Parmi ceux qui l’ont fait, les plateformes les plus utilisées étaient le programme de compensation de la compagnie aérienne lors de la réservation et Myclimate. Le manque de connaissance de cette option, plutôt qu’un manque de volonté, était la principale raison de non-compensation pour les autres. |
Questions fréquentes
Une croisière aux Galápagos est-elle mauvaise pour l’environnement ?
Le vol long-courrier vers l’Équateur représente le coût environnemental le plus important du voyage, et il est réel. Dans l’archipel, le format de la croisière est très réglementé et généralement considéré comme moins perturbant écologiquement que le tourisme terrestre indépendant comparable. Les $200 de frais de parc financent directement la conservation qui protège l’un des écosystèmes les plus importants au monde. Choisir un opérateur doté de références avérées en matière de durabilité et compenser les émissions du vol sont les mesures supplémentaires les plus impactantes qu’un voyageur peut prendre.
Quelle crème solaire peut-on utiliser aux Galápagos ?
Seule la crème solaire respectueuse des récifs, à base d’oxyde de zinc ou de dioxyde de titane, est autorisée. Les crèmes chimiques contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate sont réglementées et restreintes par les règles du PGNG à partir de mars 2024, car elles endommagent les coraux et les invertébrés marins. Apportez votre propre crème solaire respectueuse des récifs depuis chez vous. Certains navires de qualité la fournissent ; les navires économiques peuvent ne pas en disposer.
Quel est l’opérateur de croisière aux Galápagos le plus durable ?
Ecoventura affiche le bilan de durabilité le plus documenté et le plus ancien : première certification Smart Voyager en 2000, première opération neutre en carbone en 2006, plus de 50 % d’aliments sourcés localement, plus de 1 100 arbres endémiques plantés sur Santa Cruz, élimination totale des bouteilles en plastique d’ici 2018 et partenariat avec le WWF pour le Fonds pour la biodiversité marine des Galápagos. Le Celebrity Flora mène la flotte en matière d’élimination des plastiques à usage unique et dispose d’un programme actif de reforestation d’arbres Scalecia.
Les frais d’entrée du parc des Galápagos financent-ils la conservation ?
Oui. Les 200 $ de frais d’entrée au parc sont versés à la Direction du parc national des Galápagos et financent les opérations des gardiens, les programmes d’inspection de la biosécurité, l’éradication des espèces invasives, l’élevage et la réintroduction des tortues géantes ainsi que le suivi scientifique. Avec environ 340 000 visiteurs par an, ces frais génèrent environ 68 millions de dollars par an pour la gestion de la conservation de l’archipel.
Est-il éthique de visiter les Galápagos ?
Oui, à condition de le faire par l’intermédiaire d’un opérateur autorisé par le PGNG, avec un guide naturaliste agréé et en respectant toutes les règles pour les visiteurs. Les frais d’entrée financent la conservation, le tourisme crée une base économique favorable à la protection au sein des communautés locales, et l’expérience sur place forme systématiquement des défenseurs de la conservation à vie. La tension éthique réside dans l’empreinte carbone du vol, qui peut être partiellement compensée par des programmes vérifiés de compensation carbone.
Vous cherchez une croisière aux Galápagos qui prend la durabilité au sérieux ?
Nous recommandons les opérateurs qui respectent les exigences du PGNG et pouvons identifier ceux disposant de certifications tierces (Smart Voyager), d’un statut neutre en carbone et de partenariats documentés en matière de conservation. Choisir le bon opérateur est l’action environnementale la plus efficace pour un voyageur aux Galápagos, au-delà du respect des règles du PGNG. Cruises To Galapagos Islands est noté 4,9 étoiles sur Google et TripAdvisor. Chaque échange est gratuit et sans engagement. Remplissez le formulaire de contact et nous inclurons les références en matière de durabilité avec la recommandation de croisière que nous vous proposerons pour votre voyage.
Rédigé par Oleg Galeev
Voyageur aux Galápagos (3 voyages, 2 croisières) · Fondateur, Cruises To Galapagos Islands
Oleg s’est rendu aux Galápagos à trois reprises et documente la conservation et la durabilité sur mytrip2ecuador.com et la chaîne YouTube My Trip to Somewhere.
Cruises To Galapagos Islands est noté 4,9 étoiles sur Google et TripAdvisor.
